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Le patrimoine brévannais

Le château de Brévannes et ses abords sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 2002. Le colombier du château y figure depuis 1980.
La Ville abrite également l’église Saint-Martin qui daterait du XIIe siècle.

L’ancien château de Brévannes
L’édifice appartient à l’Assistante Publique des Hôpitaux de Paris, qui gère le centre groupe hospitalier Emile Roux.
Sur un fief attesté depuis 1394, siège de la seigneurie de Brévannes, un premier château est construit dans la première moitié du XVIe siècle, sous l’influence encore marquée des demeures fortifiées médiévales. Les très nombreux propriétaires qui s’y succèdent ne le conservent pas suffisamment longtemps pour peser durablement sur le devenir du village. En 1590, Germain III du Val possède les deux seigneuries de Limeil et de Brévannes. Sous Louis XIV, les jardins sont dessinés par Le Nôtre. En 1675, Pierre de Fromont, secrétaire des Maisons et Finances de la duchesse d’Orléans, l’acquiert mais sa qualité de protestant l’oblige à s’en dessaisir à la révocation de l’édit de Nantes. Il finit par être adjugé en 1695 à l’intendant des Finances Nicolas Heudebert-Dubuisson qui le fait entrer par testament dans la famille d’Henri Augustin Le Pileur, évêque de Saintes. Marc Henri Le Pileur de Brévannes, conseiller du roi, président en la Chambre des comptes de Paris, achète en 1786 le vieux château en mauvais état. Il ordonne sa démolition et fait construire cette « élégante bâtisse de style Louis XVI ». Il n’en profite guère, car au début de la Révolution, pour échapper à l’arrestation, il doit fuir à l’étranger. À son retour, il vend le domaine.

En 1803, le château est acheté par Pierre Marie Muguet de Varange, fils d’une famille bourgeoise lyonnaise issue d’un maître passementier. Sous l’Empire, il devient receveur général puis régent de la Banque de France, et baron en 1810. Il est maire de Limeil-Brévannes de 1806 à 1817. Le château est occupé par les Autrichiens en 1814. En 1823, il est acquis par le banquier Jean-Charles Clarmont. En 1824, il devient la propriété du philologue hébraïque Philippe Sarchi (1765-1830), puis il passe à son fils l’agent de change Philippe Benoit Sarchi (1800-1864), et à sa veuve qui l’habite jusqu’en 1870. Après la guerre de 1870, il est occupé par les troupes prussiennes. Le Prince Achille Murat (1801-1847), neveu de Napoléon Ier, achète la propriété en 1874 et la fait remettre en état. Passionné de jeu de cartes, il l’aurait perdu au profit du baron Rodolphe Hottinguer (1835-1920), riche banquier parisien qui ne s’intéresse pas à la propriété. En 1883, le domaine est acheté par l’Assistance Publique pour y faire un hospice avec dispensaire pour les personnes âgées. Il est agrandi en 1886 pour y faire un quartier réservé aux ménages. Un quartier complémentaire est construit en 1891 pour les malades chroniques. En 1907, un ensemble de bâtiments réservés aux malades tuberculeux est édifié par l’architecte Paul-Louis Renaud. Un quartier réservé aux enfants malades est construit, c’est le pavillon Léon Bernard. Un sanatorium est construit vers 1915. L’ensemble s’appelle actuellement l’hôpital Émile-Roux.
Visible depuis la rue Henri-Barbusse, l’ancien pigeonnier du château est classé monument historique depuis 1980.

L’Eglise Saint-Martin (XII – XIIIe siècle)
L’église daterait du XIIe. Une épitaphe latine était inscrite au-dessus de la porte. Saint-Martin (316-397) fut ordonné prêtre par Saint-Hilaire et fonda le premier monastère d’Occident à Liguge. En 371, il fut élu évêque de Tours. Il christianisa l’ouest de la Gaule et organisa la première paroisse rurale. L’édifice n’était à l’origine qu’une nef courte et un bas-côté. Il est profondément modifié vers 1850-1875 : prolongement de la nef, adjonction d’un second bas-côté, et restauration du clocher dont le toit devient en pavillon. Les aménagements intérieurs récents finissent d’en métamorphoser l’apparence. Seul le toit du clocher a retrouvé sa structure originelle en bâtière. La façade et la porte de l’église ont été restaurées en 2014 par les services municipaux.

La demeure de la famille de Sèze
A la veille de la Révolution Française, Raymond de Sèze (1748-1828), achète une propriété, dotée d’un parc avec des plantes de marronniers, d’arbres de Judée et de lilas blanc rendant le cadre enchanteur. La propriété a disparu au début du XIXe siècle mais la maison actuelle des associations –dénommée villa de Sèze – se trouve précisément à l’endroit où s’élevait le « petit château » du comte. Le bâtiment est visible depuis la rue Louis-Sallé.

L’école Anatole France
Il s’agit du premier véritable groupe scolaire de la commune créé en octobre 1892. La présence de la belle horloge au fronton du bâtiment principal est la conséquence de l’application des lois Jules Ferry (1881-1882) qui rendaient obligatoire l’affichage de l’heure. Cette école a fait l’objet de nombreuses extensions pour faire face à l’accroissement démographique au XIXe siècle.
Elle est visible depuis la rue Alsace-Lorraine.

Le conservatoire
Avant d’être l’actuel conservatoire à rayonnement intercommunal, ce bâtiment – construit entre 1868 et 1872 par l’architecte Bernard – a accueilli les premiers élèves de la commune dont Albert Garry était en charge. Il s’agissait à l’époque de la seule classe de la commune.
Le bâtiment est recensé à l’inventaire du patrimoine culturel, il est visible depuis la rue Pasteur.

La Forêt domaniale de la Grange
Couvrant 18% du territoire communal (soit 110 hectares), la forêt de la Grange constitue un vaste espace naturel entièrement ouvert au public. Entretenue par les agents de l’Office National des Forêts, elle est classée en « forêt de protection » et fait partie du massif de l’Arc Boisé, protégé par une charte forestière.