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La dette laissée par l’ancienne municipalité

La facture s’élève à 44 millions d’euros mais sans équipements publics !

Fibre optique : 3,5 millions d’euros dépensés pour…rien !
L’ancien maire avait décidé de développer un réseau de fibre optique indépendant, appartenant à la Ville. Un projet démesuré et sous-exploité qui a plombé la capacité d’investissement de la Ville. Résultat : les difficultés techniques se sont multipliées, les fournisseurs n’ont plus suivi, le projet est à l’arrêt. 3,5 millions d’euros ont été investis pour moins de 50 abonnements sur la ville. De plus, ce réseau de fibre indépendant est invendable auprès des opérateurs téléphoniques qui n’en veulent pas. Les offres de rachat ne dépassent pas 250 000 euros.

5 millions d’euros de cadeaux aux promoteurs
La Ville et les Brévannais ont payé plus de 5 millions d’euros à la place des promoteurs. En effet, lorsqu’une opération immobilière est réalisée, les promoteurs doivent payer des taxes durant les travaux (pour l’occupation du domaine public, l’utilisation de l’eau et de l’électricité…). Par exemple, en seulement deux ans, les promoteurs construisant sur la commune auraient dû payer 270 000 euros pour utiliser notre réseau d’assainissement. Mais la ville de Limeil-Brévannes n’a jamais perçu un seul centime. En contrepartie des constructions, il est également très fréquent que les promoteurs s’engagent à participer financièrement ou à construire des équipements publics répondant aux besoins des nouveaux habitants. Si cette règle est courante dans les autres villes, elle n’a été que très rarement appliquée à Limeil-Brévannes. 1260 logements ont été construits aux Temps Durables. 600 étaient prévus dans le projet initial. Les promoteurs auraient dû aider la Ville pour la construction de 17 classes. Seulement 7 ont été finalement financées par ces derniers. Manque à gagner estimé pour la commune : 4 millions d’euros.

Une ville sans équipement public : 20,5 millions nécessaires pour les travaux d’urgence
Mais qu’a fait l’ancien maire pendant 19 ans ? Non seulement la Ville affiche un déficit financier gigantesque, mais elle manque également d’infrastructures publiques. Où sont passés les 20 millions d’investissement nécessaires à la réfection des rues (11,5 millions d’euros), à un deuxième centre de loisirs (1 million d’euros), à un gymnase (2,55 millions d’euros), à une salle polyvalente 1,5 million d’euros), à la rénovation des bâtiments communaux en ruine (4 millions d’euros) ?

Une gestion approximative : 6 millions d’euros de manque à gagner
L’ancien maire a dépensé sans se soucier du denier public. Marchés publics bizarrement chers (celui de la voirie a coûté à la Ville, sous l’ancienne municipalité, trois fois plus cher qu’aujourd’hui, avec des avenants pouvant atteindre certaines années jusqu’à 1 million d’euros) ; un service d’accueil médical (SAMI) recevant les habitants de 9 villes du département mais financé exclusivement par Limeil-Brévannes (manque à gagner de 900 000 euros) ; entretien de la sculpture place Mabilat extrêmement onéreux (450 000 euros sur 10 ans)…

9 millions de la SEMALB
La SEMALB (Société d’Economie Mixte Avenir Limeil-Brévannes) est une société d’aménagement créée pour réaliser des opérations immobilières (Temps Durables et Léon Bernard) dont l’ancien maire était à la fois le Président et le Directeur. Le gestionnaire financier n’était autre qu’un bailleur qui avait des intérêts particuliers dans la commercialisation des appartements. Le montage de cette SEM est plus que douteux. Un audit juridique et financier est donc en cours. À la fin de son mandat électoral, afin de se protéger comme président de la SEM, Joseph Rossignol a dissous cette société et réintégré les comptes déficitaires (-9 millions d’euros) dans le budget de la Ville.