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L’école Jean-Louis Marquèze se met au vert

L’école Jean-Louis Marquèze se met au vert

Depuis l’obtention de son label E3D (école en démarche de développement durable) en 2018, l’école Jean-Louis Marquèze se mobilise autour du développement durable. Des élémentaires aux maternelles. Les écoliers ont mis en place plusieurs actions concrètes pour adopter des éco-gestes au quotidien.

Ils se prénomment Kyan, Shayma, Doriane, Sean, Salma… ils font partie du conseil des délégués de classe, composé de 20 élus (2 par classe de chaque niveau) se réunit entre chaque période de vacances scolaires, sous la houlette de Soraya Mansouri, enseignante des CE2. Les délégués mettent en œuvre des actions dans l’école dirigée par Geneviève Rozelier qui s’inscrivent dans une démarche développement durable.

Le conseil des délégués de classe répond à nos questions :

Pourquoi l’école s’est engagée dans l’obtention du label E3D ?

En 20018, nous avons obtenu le label E3D niveau engagement. Cette année, nous avons obtenu le label niveau approfondissement.
Nous avons voulu être en accord avec la conception de notre école. Elle a été construite en 2007. C’était la première école zéro énergie : on produit autant d’énergie qu’on en consomme et même un petit peu plus. C’était une construction innovante à l’époque.
Il est important de vivre ensemble dans un monde où les ressources ne sont pas inépuisables, il faut penser au monde de demain.

Qu’est-ce que le label va apporter à votre établissement ?

C’est un diplôme. Nous nous engageons à réaliser des projets, à apporter des solutions concrètes dans notre mode de fonctionnement.
Ce label crée une dynamique. La démarche permet de prendre conscience et de sensibiliser toutes les élèves de l’école, les familles et les amis. Nous pouvons transmettre le message autour de nous.
Nous nous formons à de bonnes pratiques et ça nous permet de devenir des citoyens responsables qui proposent des actions et en sont les acteurs.

Quels sont vos projets ?

Le compost
Depuis quatre, les restes de fruits et légumes sont récupérés à la cantine. Nous les mettons dans le compost et nous obtenons du terreau pour notre jardin. Cela réduit considérablement la masse de nos déchets alimentaires. Nous réfléchissons aussi au gaspillage quand on voit beaucoup de fruits partir à la poubelle par exemple. Le broyat nécessaire au compost est fourni par un établissement d’insertion pour adultes handicapés.

Les bouchons
Nous travaillons avec une association « Un bouchon, une espérance ». Les bouchons récupérés sont fondus puis vendus. Cela permet l’achat de matériel pour les personnes handicapées. Nous avons récupéré 30 sacs de 100 litres.

Les stylos
Nous récupérons nos tubes de colle vides, les stylos et feutres usagés pour l’association « Illimi Da Bani ». Elle peut ensuite acheter du matériel scolaire au Niger.

Les piles
Nous travaillons avec « Piles solidaires, électriciens sans frontières ». Cette année, le projet est au Congo/ Les piles recyclées sont vendues. L’argent permet d’électrifier un hôpital. Les soins pourront être donnés la nuit aussi. L’an dernier, nous étions sur n projet d’électrification d’une école au Népal.
Nous avons fait un slogan « recycler les piles, c’est pile ce qu’il faut faire ! »
Nous avons récupéré 10 cartons de piles.

Papier
Nous ne jetons plus le papier dans la poubelle ordinaire. Nous récupérons dans chaque classe le papier pour qu’il soit recyclé.

Est-ce que toutes les classes sont mobilisées autour de ce projet ?

Oui. Notre démarche implique un vrai travail d’équipe : élève de tous les niveaux, enseignants, animateurs, personnel de service. On ne peut pas faire grand-chose tout seul. Pour avancer, il faut être ensemble.
Les plus grands vont échanger avec les maternelles. Ils présentent les projets avec des lectures d’album, des petites pièces de théâtre, des exemples de boîtes…
Un coin dans l’école regroupe avec des affiches et illustrations ce que nous faisons pour que personnes oublie !